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Pour mesurer les attentes suscitées par Sergio Ramos au sein du Real Madrid CF lors de son arrivée à l'été 2005, il suffit de savoir que le club "merengue" a fait du jeune défenseur le sixième plus gros transfert de sa riche histoire et le plus important pour un Espagnol depuis cinq ans.

Equipe nationale
Membre de l'équipe vainqueur du Championnat d'Europe de l'UEFA des moins de 19 ans en 2004, Sergio Ramos a traversé en trombe la sélection des moins de 21 ans pour postuler en équipe A. Il y a fait ses grands débuts le 26 mars 2005, lors d'une victoire 3-0 en amical contre la Chine. Le défenseur polyvalent était ensuite titularisé en éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA contre la Serbie-Monténégro à Belgrade le jour de son 19e anniversaire. Depuis, il est régulièrement appelé.

Club
Après un essai au FC Seville à 14 ans, Ramos fait ses classes au club sévillan. Lors de la saison 2002/03, il intègre l'équipe réserve et fait une première apparition en Segunda División B. L'année suivante, il s'impose au sein de la réserve, disputant 25 rencontres (2 buts). Des performances suffisantes pour éveiller l'attention de Joaquín Caparrós, l'entraîneur de l'équipe première, qui le convoque pour sa première apparition, sur le terrain du RC Deportivo La Coruña en février 2004 (défaite 1-0).

2004/05
Ramos signe un nouveau contrat avec Séville et s'affirme comme l'un des joueurs les plus intéressants du pays. Repositionné en cours de saison de la droite au centre de la défense, il forme avec Javi Navarro un bloc solidaire et d'une efficacité redoutable. Bon tireur de coups francs, il fait parler la poudre à deux reprises, contre la Real Sociedad de Fútbol et contre le Real Madrid, qui déboursera 27 M¤ en fin de saison pour s'attacher ses services.

Le saviez-vous ?
A son entrée sur le terrain contre la Chine, Ramos est devenu à 18 ans le plus jeune international espagnol depuis le gardien Juan Acuña, en 1941.

A 16 ans, Sergio Ramos encourageait la sélection espagnole en lice en terres asiatiques depuis Séville, d'où il rêvait de défendre à son tour les couleurs de sa patrie. Quatre ans plus tard, les souhaits du jeune défenseur sont sur le point de se réaliser.
Que ce soit en club ou en sélection, la carrière de Sergio Ramos a connu une ascension vertigineuse. Après ses débuts en première division espagnole sous le maillot de Séville, en février 2004, le défenseur joue six rencontres de Liga. Lors des 31 matches qu'il dispute la saison suivante, il se révèle si brillant que le Real Madrid débourse l'impressionnante somme de 27 millions d'euros pour compter cette étoile filante parmi les stars de sa galaxie.
"Peu de jeunes de mon âge en sont arrivés où j'en suis, reconnaît Sergio Ramos lors d'une interview exclusive pour FIFAworldcup.com. Et si seul le Championnat d'Europe U-19 figure à mon palmarès, je compte bien remédier à ça très bientôt", ajoute-t-il avec un sourire.
Le chiffre 19 semble jouer un rôle déterminant dans la vie du jeune défenseur. Après avoir décroché, en 2004, le titre de champion d'Europe des moins de 19 ans contre la Turquie, en Suisse, Sergio Ramos fête ses 19 printemps d'une façon bien particulière : en faisant son baptême de feu au sein de la Furia lors d'un match clé de la compétition préliminaire pour Allemagne 2006, contre la Serbie et Monténégro, à Belgrade, le 30 mars 2005. Comme on peut s'en douter, il porte, à cette occasion, le numéro 19.
"J'étais fou de joie quand Aragonés m'a donné ma chance. Evidemment, j'ai choisi ce numéro à cause de mon âge. C'a été un jour exceptionnel pour moi", confie-t-il, encore ému au souvenir de sa convocation et de ses débuts.

Les yeux tournés vers l'Allemagne
Au mois de décembre dernier, le sélectionneur a réuni les 33 footballeurs figurant sur sa liste de candidats pour défendre le maillot sang et or en terres allemandes. "Cette réunion d'une journée nous a permis de faire connaissance et de passer un bon moment ensemble. Après le déjeuner, l'entraîneur a insisté sur le travail à fournir pour une compétition de l'importance d'une Coupe du Monde. Il formera l'équipe à partir des 33 joueurs présents", révèle Sergio, qui fait partie des footballeurs convoqués.
La possibilité de disputer sa première Coupe du Monde de la FIFA à seulement 20 ans fait rêver le jeune Andalou. Autant dire que, même s'il en tient compte, il n'a pas besoin des harangues du sélectionneur pour donner le meilleur de lui-même à chaque entraînement et à chaque match. L'espoir de voyager jusqu'en Allemagne lui suffit amplement. "C'est un des objectifs que je me suis fixés et l'un des plus grands défis de tout footballeur. Je me bats chaque jour pour gagner avec mon équipe et disputer la Coupe du Monde".
Défenseur central, milieu défensif, latéral droit, Sergio Ramos semble capable de jouer partout... Mais quel est son poste de prédilection ? "C'est une question que l'on me pose souvent et à laquelle je ne réponds jamais très clairement, parce que je pense que la polyvalence est une qualité très importante chez un footballeur. Si l'entraîneur décide de m'aligner dans le onze de départ, le poste m'importe peu."
Il n'est toutefois pas sans savoir que Luis Aragonés préfère le faire évoluer dans le couloir droit, qu'il devra disputer à son coéquipier madrilène Míchel Salgado. Si l'un possède la jeunesse et l'autre l'expérience, tous deux espèrent disputer leur premier grand rendez-vous mondial.
"Je crois qu'il est très important d'introduire de jeunes éléments dans la sélection, pour apporter de nouvelles choses, tout en sachant garder un équilibre entre les jeunes et les vétérans. C'est ce qui se passe dans ce groupe. Il y a Raúl, Puyol, Morientes... Tous ont des années d'expérience internationale, ce qui est important, sur le terrain comme dans le vestiaire", analyse Ramos.
Malgré son parcours fulgurant, le défenseur andalou ne laisse pas tomber ses coéquipiers des catégories de jeunes, au risque de donner quelques conseils au sélectionneur : "Beaucoup sont en train de faire leurs preuves, même si ce n'est pas si facile que ça. Cesc Fábregas (Arsenal) ou Andrés Iniesta (FC Barcelone), par exemple, sont à la hauteur et méritent une place".
Ramos ne doute pas un instant des possibilités du groupe d'Aragonés, qu'il croit capable de réussir en Allemagne. Le tirage au sort de la Coupe du Monde de la FIFA semble d'ailleurs avoir été favorable aux Espagnols, versés dans le Groupe H avec l'Ukraine, la Tunisie et l'Arabie Saoudite.
"Ce groupe semble être le plus facile à première vue, mais il faut avoir beaucoup de respect pour toutes les équipes qui seront en Allemagne. Si elles se sont qualifiées, ce n'est pas pour rien. On sait que ces trois équipes sont fortes, même si elles font moins parler d'elles que les autres, modère le jeune footballeur. On donnera tout pour les battre et passer la phase de groupes. L'Ukraine jouera sans doute un rôle déterminant dans notre poule. C'est une équipe très forte et notre parcours dépendra du sien".
C'est à Brésil 1950, où elle a terminé quatrième, que l'Espagne a réalisé son meilleur parcours en Coupe du Monde de la FIFA. Depuis, la Furia n'a plus jamais dépassé les quarts de finale. Jusqu'où ira-t-elle à Allemagne 2006 ? "Jusqu'en finale, j'espère. On aura un excellent groupe cette année et on compte faire une grande campagne, ou au moins mettre fin à cette malédiction des quarts de finale", répond Ramos. Lui qui a réussi tant de choses à seulement 19 ans sait sûrement de quoi il parle...



Sélection
1ère sélection :Espagne - Chine : 3 – 0, le 26 mars 2005 (Salamanque)Nombre de sélections :7Buts en sélection :2
Equipes dans lesquelles Sergio Ramos a joué
2005 Equipe d'Espagne
2005 Real de Madrid
2003 - 2005 FC Séville
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# Posté le lundi 25 septembre 2006 06:55

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Formé dans le club de sa ville natale, le Sao Paulo FC, Julio Cesar Baptista se fait une place en équipe première au poste de milieu défensif grâce à un physique de déménageur. Dès sa première saison, en 2000, il conquiert le titre de champion du Brésil. Honneur qu'il connaît une deuxième fois en 2002.

Un an plus tard, l'heure du grand départ pour l'Europe a sonné. Cap sur l'Espagne et le FC Séville. Le coach du club andalou, Joaquin Caparros, a alors une idée de génie. Ayant décelé les qualités offensives du garçon, il le place à la pointe de l'attaque. Bingo !

23 buts en championnat et 5 en coupe viennent récompenser ce pari risqué. Le joueur y acquiert aussi un surnom « La Bestia » (la bête), en hommage à sa puissance dévastatrice. Il fait même des débuts remarqués face au Japon en amical. Cette année-là, il remporte même la Copa America.

Dès lors, Baptista devient la cible des géants du foot européen comme le FC Barcelone, le Real de Madrid ou Arsenal. Séville parvient malgré tout à conserver son joyau pour une saison supplémentaire. Bien lui en prend puisque le Brésilien claque encore 23 buts en Liga.

Cette fois, rien n'y fait, Baptista veut partir. Dans la foulée d'une Coupe des Confédérations remportée avec le Brésil, il fait ses valises. C'est le Real qui emporte le morceau à l'été 2005 pour un chèque de 24 millions d'euros. L'adaptation est difficile tant la concurrence est rude et déloyale. En effet, son compatriote Ronaldo est systématiquement aligné même hors de forme, et Baptista devient un abonné du banc. Suprême hérésie, il est aligné à son ancien poste de milieu défensif ou en milieu offensif gauche quand il joue. Forcément, ses performances s'en ressentent, mais le Brésilien se tait et plante tout de même neuf buts.

Cette année difficile lui coûte sa place en équipe nationale pour la Coupe du Monde 2006 et lassé de sa situation dans la capitale espagnole, il saute sur l'occasion de partir et rejoint l'Angleterre et Arsenal dans le cadre d'un échange de prêt d'un an avec José Antonio Reyes.

Palmarès
Copa America en 2004 (Brésil)
Coupe des Confédérations (2005)
Champion du Brésil en 2000 et 2002 (Sao Paulo)
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# Posté le lundi 25 septembre 2006 06:45

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Vu de France, Raul représente l'un des rares exemples de fidélité à un seul et même club. On ne l'a jamais vu défendre d'autres couleurs que celle du Real depuis son apparition au plus haut niveau. Et pourtant...il a remporté ses deux premiers titres de champions d'Espagne (cadets) avec...l'Atletico Madrid, alors club de son c½ur. Mais l'ennemi juré du Real Madrid, en proie à d'importants problèmes financiers, dû se résoudre à abandonner ses équipes de jeunes et laissa le jeune Raul Gonzales Blanco prendre pension à Santiago Bernabeu.

A 17 ans et 5 mois, Jorge Valdano lui offre sa chance contre Saragosse. Choix contesté sur le moment car il relègue un certain Emilio Butragueno sur le banc. Choix payant, cependant, car il attire immédiatement l'attention... par les multiples occasions qu'il n'arrive pas à concrétiser, mais aussi par une passe décisive pour le chilien Zamorano. La semaine suivante, il marque son premier but contre... l'Atletico Madrid !

Il ne quittera plus l'équipe première et, après une année d'apprentissage (où il n'inscrit "que" 10 buts), aligne les performances avec une régularité exemplaire. Il a en effet, depuis son plus jeune âge, pris l'habitude de martyriser les gardiens adverses : 65 buts en cadets, 45 en juniors. Ainsi, entre 1995 et 2004, il ne descend qu'une fois sous la barre des 20 réalisations par saison. En 2001, il devient, à seulement 23 ans, le meilleur buteur en activité du Championnat d'Espagne (113 buts) et remporte pour la seconde fois, après 1999, le titre de pichichi (meilleur buteur) de la Liga.

Après le départ de Fernando Hierro, il est devenu en toute logique le capitaine des Merengues. Joueur discret chez lequel aucune qualité particulière ne se détache, il aime surgir dans le dos des défenseurs, s'avère complet et doté d'un fort tempérament de gagneur : des buts, des passes décisives à gogo et peu de soucis physiques (il ne manque que 3 ou 4 matchs par saison) en font une forme d'assurance tous risques. L'année 2006 est donc l'exception qui confirme la règle (retour délicat après une blessure au genou).

En sélection, la machine froide Raul ne perd pas ses moyens : 42 buts et 17 passes décisives en 92 matchs ! Qui dit mieux ?

Mais il reste une ombre au tableau. Un souvenir à effacer. En quart de finale de l'Euro 2000, la France mène 2-1. Il ne reste qu'une poignée de seconde à jouer. Penalty pour l'Espagne. Raul s'avance, le tire...et le rate. L'Espagne qui n'a jamais brillé en compétition internationale est encore éliminée. La revanche pour 2006 ?

Enfin, cerise sur le gâteau, il est, avec 51 buts, le meilleur buteur des compétitions UEFA à seulement 28 ans.

Palmarès
Meilleur buteur de la C1 en 2000, 2001 (Real Madrid)
Meilleur buteur du Championnat d'Espagne en 1999, 2001 (Real Madrid)
Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1998, 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la Super Coupe d'Europe en 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la C1 en 1998, 2000, 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la Super Coupe d'Espagne en 1997, 2001 (Real Madrid)
Champion d'Espagne en 1995, 1997, 2001, 2003 (Real Madrid)
Finaliste de la Coupe d'Espagne en 2002, 2004 (Real Madrid)
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# Posté le lundi 25 septembre 2006 06:43

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De lui, le légendaire entraîneur italien Giovanni Trapattoni dit un jour qu'il était « le futur du football italien ». C'est d'ailleurs ce même coach qui lui offrit sa première sélection en équipe nationale en novembre 2003 face à la Pologne. Le lob de grande classe que Cassano inscrivit ce jour-là corrobora l'intuition : Ce gamin avait bien tout d'un grand.

D'ailleurs, cela ne faisait plus de doutes depuis longtemps déjà. Ses débuts très remarqués en Série A avec Bari en 1999, suivi d'un but d'anthologie face à l'Inter de Milan à seulement 17 ans, conquirent tout le monde.

La Roma ne laissa en tout cas pas passé le phénomène. Deux ans après ses débuts, le jeune Cassano rejoignit la ville éternelle pour la somme astronomique de 28.5 millions d'euros. Là, sous les ordres de Fabio Capello, il devint vite une star.

Formant avec le maesto local Francesco Totti et Vincenzo Montella un trio de feu, son agilité balle au pied (et des deux s'il vous plaît !) et sa vision du jeu hors normes en firent une des idoles du Stadio Olimpico. Et les saisons de qualité s'enchaînèrent. Un pic cependant à noter en 2003/2004 où ses 13 buts menèrent la Roma à la deuxième place du championnat derrière l'intouchable Milan AC, avant de participer à l'Euro 2004 avec la Nazionale.

Seulement voilà, le garçon a aussi un coté sombre. Et là où Capello avait réussi à le canaliser, Luciano Spaletti ne pourra rien. Devenu flemmard, Cassano ne s'entraîne plus beaucoup, va souvent au clash avec son coach et prend quelques kilos. De génial sur le terrain, il devient presque quelconque et laisse parfois ses nerfs l'emporter. Cassano devient une sorte de Wayne Rooney à l'italienne, capable du meilleur comme du pire.

Alors que son contrat doit arriver à échéance en juin 2006, et alors que Cassano refuse toutes les propositions de prolongation qui lui sont faites, le club romain profite du mercato d'hiver pour le vendre au Real Madrid, toujours à l'affût quand il s'agit d'ajouter un quarante-huitième attaquant à son effectif.

Cassano rejoint donc la capitale espagnole pour 5 millions d'euros. Il marque dès son premier match face au Betis, mais ne peut sauver un club complètement à l'agonie et don't le jeu se délite à chaque sortie. En plus de cela, l'Italien se retrouve souvent sur le banc.

Signe que la folie Cassano est passée, il est laissé de coté pour la Coupe du Monde sans que les journalistes transalpins ne crient au scandale et regarde de son canapé ses compatriotes soulever la quatrième Coupe du Monde de l'Italie.

L'arrivée de Don Fabio sur le banc de la Maison blanche lui ouvre pourtant les portes de la rédemption. Un coach qui le connaît bien et qui a déjà promis de s'occuper de son cas : « J'ai juste dit à Cassano qu'il doit être à nouveau le joueur que je connaissais. Il n'est maintenant que l'ombre de lui même. Quand il jouait avec moi il faisait la différence. » A Cassano de jouer maintenant.

Palmarès
Finaliste de la Coupe d'Italie en 2003, 2005 (AS Roma)
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# Posté le lundi 25 septembre 2006 06:42

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Au Brésil, la valeur n'attend pas le nombre des années. Demandez à Robson de Souza, dit Robinho, propulsé au rang de star à 18 ans. A l'image d'un Ronaldinho qui portait déjà le Grêmio sur ses épaules à l'âge ou les jeunes pousses européennes s'aguerrissent en équipe réserve, Robinho fait les beaux jours du Santos FC, club de Sao Paulo où Pelé fit ses débuts, dès sa première saison avec l'équipe première.

Son parcours est pour le moins classique. Issu d'un quartier pauvre, le jeune Robson s'initie très tôt au futsal et, aux vues de son potentiel, devient rapidement l'espoir économique de la famille. Repéré par le Santos, cet attaquant de poche (1,72 m, 60 kg) va connaître une ascension fulgurante. Après une saison inaugurale ponctuée de 9 buts en 24 matches, Robson prend du gallon jusqu'à un exercice 2004 flamboyant où il marque pas moins de 21 fois en 37 rencontres ! Il offre à Santos un deuxième titre de Champion du Brésil, après celui de 2002, et remporte le Ballon d'Or brésilien.

Dribleur surdoué doté d'une mobilité et d'une capacité d'accélération redoutables, le "nouveau Pelé" ("Il a toutes les qualités nécessaires pour me dépasser", dixit le Roi) est naturellement convoité par les grands clubs européens. En tête, le Real Madrid, qui ne s'est pas remis du transfert de Ronaldinho au Barça, va mettre tout en ½uvre pour s'attacher les services du prodige au risque de provoquer un embouteillage dans le secteur offensif merengue.

Star de la sélection brésilienne, Robinho enflamme le jeu lors de ses premières sorties. Les journaux s'empressent de porter aux nues la recrue, présentée un peu rapidement comme le "nouveau Galactique" du Real. Le joueur doit s'adapter au style européen où son manque de kilos est handicapant et ses performances finissent par s'en ressentir. Profitant de la méforme et des blessures de Raul, Robson s'impose malgré tout au sein de la "Maison Blanche", disputant presque tous les matches.

A l'aise dans son rôle de provocateur, il se montre en revanche encore trop maladroit devant le but. S'il plante 7 fois en Liga, son compteur reste désespérément vierge en Ligue des Champions où le Real bute sur Arsenal. A 22 ans, il s'avance toutefois comme le futur pilier de la reconstruction madrilène. En seleçao, son destin est tout aussi tracé. Après une victoire en Coupe des Confédérations 2005, Robinho attend désormais le Mondial pour briller dans la plus belle des compétitions. On saura, enfin, si Pelé à effectivement trouver son digne successeur.

Palmarès
Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2005 (BRESIL)


Sélection
1ère sélection :Mexique-Brésil, le 13 juillet 2003Nombre de sélections :22Buts en sélection :5
L'anecdote
Au lendemain de l'annonce de son transfert au Real Madrid, Robinho goûte directement au revers de la médaille avec l'enlèvement de sa mère, Marina Silva de Souza, le 6 novembre 2004. Les ravisseurs réclament une forte rançon à la nouvelle star brésilienne qui n'est pourtant pas encore officiellement engagée avec le club espagnol. Robinho fait appel, sans succès, à la police et se décide finalement à négocier directement avec les kidnappeurs. Après 41 jours de séquestrations, sa mère est libérée le 18 décembre contre une forte somme d'argent. L'auteur principal du rapt, un malfrat brésilien spécialiste de l'enlèvement, sera arrêté en août 2005. Le club de Santos, qui voulait à tout prix conserver son joyau au moins jusqu'à la Coupe du Monde, se voit quant à lui contraint d'accepter le départ de Robinho, traumatisé par cet épisode tragique.
Equipes dans lesquelles Robinho a joué
2005 Real de Madrid
2003 Equipe du Brésil
2002 - 2005 Santos FC
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# Posté le lundi 25 septembre 2006 06:24